1 - Petit cours d'économie : une dette souveraine est un emprunt émis par un état, une collectivité publique ou une Banque Centrale.

1 - Petit cours d'économie : une dette souveraine est un emprunt émis par un état, une collectivité publique ou une Banque Centrale.

2 - Petit cours d'économie : Dans les pays développés c’est le Trésor Public de l’Etat qui émet ce titre de dette.

3 - Petit cours d'économie : Les investisseurs autorisés à acheter des titres de dette auprès du Trésor Public sont :

4 - Petit cours d'économie : les banques commerciales et les investisseurs institutionnels (assureurs, caisses de retraite etc...).

5 - Petit cours d'économie : Une dette est un produit financier simple, un “papier”, négociable par les investisseurs retenus par le Trésor.

6 - Petit cours d'économie : Aux USA ils sont les “Tresory Bonds”, en Allemagne les “T-bund”, en France "les Obligations".

Conclusion : la crise est créé par les banques et les investisseurs institutionnels privatisés pour imposer plus de privatisation.

Conclusion 2 : les banques prêtent plus chères est font croire quelles patissent de la crise dont elles sont les bénéficiaires directes.

Conclusion 3 : banques et investisseurs gagnent partout. Spéculation et renflouement et licenciement pour

Conclusion 4 : 

Conclusion 5 : le reste n'est que plan de com. Pour faire oublier à qui profite le crime social.

Alerte ! Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera interdit ou taxé. Lu sur lemonde.fr

LEMONDE.FR | 29.11.11 | 20h08   •  Mis à jour le 29.11.11 | 20h21

 

Le texte relatif aux "certificats d'obtention végétale" a pour objectif d'instaurer le versement d'une redevance pour l'utilisation des semences, déjà appliqué pour la culture du blé tendre.

Le texte relatif aux "certificats d'obtention végétale" a pour objectif d'instaurer le versement d'une redevance pour l'utilisation des semences, déjà appliqué pour la culture du blé tendre.AFP/MYCHELE DANIAU

Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps. Surnommées "semences de ferme", ces graines étaient jusqu'alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l'année suivante.

Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n'allaient déjà plus de soi lorsque ces semences étaient protégées par un Certificat d'obtention végétale (COV) à savoir le droit de propriété des "obtenteurs" de l'espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France. Il est désormais strictement réglementé par une proposition de loi UMP adoptée lundi 28 novembre par le Parlement.

"Sur les quelque 5 000 variétés de plantes cultivées dans le commerce, 1 600 sont protégées par un COV. Ces dernières représentent 99 % des variétés cultivées par les agriculteurs", explique Delphine Guey, du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Or, environ la moitié des céréales cultivées étaient jusqu'ici ressemées par les agriculteurs, selon la CNDSF (Coordination nationale pour la défense des semences fermières). Presque toujours illégalement, donc. Mais le temps de "l'incertitude juridique" semble révolu : pour le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, ces semences "ne peuvent pas être libres de droit, comme elles le sont aujourd'hui".

  • Ce qui change

En fait, la proposition de loi du sénateur UMP Christian Demuynck transpose un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, jusqu'ici nullement en vigueur en France. Conséquence : les semences de ferme, jusqu'ici tolérées, sont désormais légalisées... à condition de verser une "rémunération aux titulaires des COV" – à savoir aux entreprises de semenciers , "afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d'être améliorées", dit le texte de loi. En sont exemptés les petits agriculteurs produisant moins de 92 tonnes de céréales.

Depuis 2001, cette taxe est appliquée pour une seule espèce : le blé tendre. Nommée "contribution volontaire obligatoire", elle est empochée par l'interprofession des semenciers. L'agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de sa récolte. Ce système devrait donc être étendu à 21 espèces, dont la liste reste ouverte, assure Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), sur le site du syndicat.

En somme, pour Guy Kastler, délégué général du réseau Semences paysannes et membre de la Confédération paysanne, "pour la moitié des espèces cultivées – le soja, les fruits, les légumes… –, il est interdit de réutiliser ses propres graines, et pour l'autre moitié – céréales et plantes fourragères , il faut payer pour ressemer."

  • Vers une privatisation des semences ?

Plusieurs associations écologistes et paysannes craignent ainsi une mainmise accrue de la filière semencière sur l'accès aux graines, via un droit de propriété étendu aux récoltes et aux graines qui en sont issues. Avec la taxe, "même les agriculteurs qui se passent des semences commerciales doivent payer pour ces semences", déplore Guy Kastler. Le militant redoute que la part des semences de ferme ne s'amenuise, à mesure que ces dernières deviennent plus chères et donc moins intéressantes pour l'agriculteur. Entre cette taxe et l'interdiction de ressemer ses propres graines, l'agriculteur est de plus en plus incité, non plus à produire, mais à acheter ses semences. D'où la crainte d'une dépendance accrue aux entreprises semencières.

Mais du point de vue de Xavier Beulin, la contribution de tous à la recherche sur les espèces cultivées se justifie, dans la mesure où même les semences de ferme en sont généralement issues. Dressant un parallèle avec la loi Hadopi visant à "protéger les créateurs" de films et de musique, le président de la FNSEA estime qu'il est "normal que [ceux qui utilisent des semences fermières] participent aussi au financement de la création variétale, puisqu'ils en bénéficient". Opposé à cet argumentaire, le syndicat Coordination rurale relève sur son site que Xavier Beulin n'est pas seulement à la tête du premier syndicat agricole. Il dirige aussi le groupe Sofiprotéol, "qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain...)".

  • Vers une perte de biodiversité ?

Autre crainte : l'impact de cette mesure sur la diversité agricole. Certes, ressemer une même variété – presque toujours issue de la recherche – n'accroît pas, a priori, la biodiversité. D'autant que "pour les grandes cultures, aucune variété utilisée n'est le fruit d'une conservation ancestrale ; toutes ont été développées grâce à la création variétale", souligne Xavier Beulin.

Toutefois, ressemer sa récolte peut entraîner des variations dans l'espèce, et donc favoriser cette biodiversité, nuance Guy Kastler. "Des caractères nouveaux apparaissent, permettant à la plante d'être mieux adaptée au sol, au climat, aux conditions locales. Il est alors possible de réduire les engrais et les pesticides. A l'inverse, les semenciers adaptent les plantes aux engrais et aux pesticides, qui sont partout les mêmes." Ils tendraient donc plutôt à créer de l'uniformité dans les plantes, où qu'elles soient cultivées.

  • Vers le régime du brevet ?

Le COV est, en France, une alternative au brevet sur le vivant, en vigueur aux Etats-Unis par exemple. Ce droit de propriété intellectuelle est détenu par les entreprises ayant obtenu, par la recherche, les espèces cultivées, et qui jouissent donc du monopole de la vente des semences de cette espèce avant qu'elle ne tombe dans le domaine public – comme c'est le cas d'environ 450 d'entre elles en France. D'aucuns, comme Guy Kastler, craignent un glissement vers ce régime du brevet, en limitant le droit des agriculteurs d'utiliser librement les semences protégées.

Toutefois, à la différence du COV, le brevet interdit complètement aux agriculteurs de ressemer leur récolte, indemnités ou pas, note Delphine Guey. C'est le cas des variétés OGM de la firme américaine Monsanto qui, selon Marie-Monique Robin dans le documentaire Le Monde selon Monsanto, a même créé une sorte de "police des semences" spécialisée dans la traque des agriculteurs semant ou échangeant illégalement les graines qu'ils récoltent.

Autre différence avec le brevet, le COV permet aux obtenteurs d'utiliser librement une variété protégée pour utiliser ses ressources génétiques et en sélectionner de nouvelles. Ainsi, travailler sur un gène d'une espèce ne permet pas de la breveter et donc de se l'approprier totalement. Une distinction qui a permis, selon Delphine Guey, de préserver une diversité d'entreprises semencières françaises. Et donc de laisser aux agriculteurs un plus ample choix d'espèces à leur disposition. Toutefois, si le brevet des espèces vivantes n'est pas de mise en France, le brevetage des gènes des plantes y est, lui, de plus en plus pratiqué.

Accident nucléaire de #Marcoule : la #CRIIRAD porte plainte pour accéder au dossier.

Le 12 septembre 2011, un four à déchet nucléaire de la société de retraitement nucléaire CENTRACO explosait faisant 1 mort et 1 blessé grave.CENTRACO, géré par la société SOCODEI, une filiale appartenant à 100% à EDF, et les autorités pubiques ont aussitôt communiqué sur l'accident en relativisant les dangers d'une possible fuite de vapeur irradiée.

La CRIIRAD qui a fait une contre expertise et effectué des relevés indépendants vient de porter plainte contre la SOCODEI pour avoir accès au dossier et obtenir ainsi une réelle transparence sur cet accident. Par ce moyen la CRIIRAD cherche à déerminer quelles sont les causes réelles de l'accident et qui en porte les responsabilités.

La CRIIRAD soupçonne la SOCODEI de "dissimulation de rejets de polluants dans l’environnement" et motive sa plainte par 4 motifs :

- Forte sous-évaluation de l’activité réelle des déchets radioactifs en cours de fusion
/ Violation des dispositions du décret d’autorisation de création de CENTRACO et
des prescriptions du code de l’environnement relatives aux déchets radioactifs.

- Défaut de protection contre le risque d’explosion et le risque de dissémination des
substances radioactives / Violation des dispositions du code du travail et du décret
n°96-761 modifié du 27 août 1996.

- Retard inacceptable dans la mise en oeuvre du confinement / Défaut de protection
des personnes présentes sur le site nucléaire de Marcoule et dans son environnement
proche.

- Violation des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’information
du public sur les questions relatives à l’environnement et au fonctionnement des
installations nucléaires.

Ci dessous copie de la plainte :

Click here to download:
CENTRACO_Plainte-Procureur.pdf (735 KB)
(download)

 

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« Banque du temps » ou comment échanger sans argent. Une publication de l'IRE

Texte publié par L'IRE, "Initiative pour Repenser l'Economie".

Focus on Time Banking, a new experiment to improve social inclusion and community health.

La « banque du temps » (Time Banking) est un concept encore relativement peu connu, mais de plus en plus répandu dans les débats sur le développement local. Il s’agit d’une application particulière des monnaies complémentaires (voir le dossier à ce sujet) ; dans les deux cas, l’objectif est le même : renforcer les échanges locaux et relier les besoins non satisfaits aux ressources disponibles sans passer par l’économie monétaire traditionnelle.

La toute première des ressources sociales disponibles est le temps que les habitants d’un quartier, d’une ville ou d’une région, sont prêts à consacrer au travail non rémunéré. Cette ressource est particulièrement précieuse dans le cas des régions et des populations pauvres en termes monétaires ; bien souvent, la pauvreté monétaire bloque les échanges locaux autres que le troc et condamne ces populations en difficulté à l’assistanat. D’où l’idée d’une « banque du temps », qui crée une économie parallèle où l’unité de compte n’est plus la monnaie mais le temps : quelqu’un qui consacre une heure de travail au service de sa région ou de sa ville aura ainsi gagné une heure de travail dont il pourra profiter lui-même. Avec cette heure, il pourra « acheter » un service dont il a besoin. Se tissent ainsi de liens nouveaux entre les habitants, qui peuvent échanger entre eux des services autrement que sous la forme du troc.

De nombreuses expérimentations ont déjà eu lieu dans ce domaine, notamment aux Etats-Unis où le premier « time-dollar » a vu le jour dans les années 1980, mais aussi à Londres. Les banques du temps s’avèrent particulièrement efficaces pour stimuler les services à la personne et les services sociaux. Comme le montre l’étude de la New Economics Foundation, « Using time banking for neighbourhood renewal and community capacity building », le principal avantage de la monnaie-temps est d’impliquer les citoyens dans la coproduction des services sociaux : précisément parce qu’il ne s’agit pas du bénévolat mais d’un système d’échange, ce système arrive à impliquer des populations qui, normalement, se consacrent peu au travail bénévole, comme les chômeurs et les salariés à bas salaires. Toutes ses raisons ont poussé la NEF à publier, en 2001, un « Manifeste pour les banques du temps », qui résume de façon synthétique l’utilité de ces modes d’échange pour le développement économique local.

 

Lire Le rôle des banques du temps dans le développement d’une communauté  [en]

http://www.i-r-e.org/fiche-analyse-66_fr.html

Rapport de la mission présidée, "Pour une consommation durable - 25 propositions pour une politique concrète", remis au Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

On s’accorde aujourd’hui largement sur le caractère non durable de notre modèle de consommation, excessif dans ses prélèvements comme dans ses rejets, destructeur du climat et de la biodiversité.


Face à ce constat, les États ont jusqu’ici cherché à “verdir l’économie” en favorisant une production plus respectueuse des normes sociales et de l’environnement. 

Cette approche se révèle insuffisante : le progrès technologique, pour nécessaire qu’il soit, ne fera pas contrepoids à l’augmentation de la population et à l’évolution de nos modes de vie. Nous devons également modifier nos comportements pour tendre vers une véritable “consommation durable”.

Celle-ci nous semble devoir être définie non seulement en référence au développement durable mais surtout comme un changement profond des habitudes nées de l’essor des sociétés modernes de consommation. Les besoins des citoyens seront
satisfaits par des biens et services plus économes en ressources, moins polluants et contribuant au
progrès social, mais aussi par des échanges dématérialisés (location, partage, troc). Ce modèle induira une évolution de la culture et des modes de vie, où la jouissance matérielle reculera au profit d’autres pans de l’art de vivre (liens familiaux, culture, art,
sport).

Cette évolution suppose la vision politique d’une société dans laquelle la consommation matérielle ne serait plus le facteur déterminant du bien-être et de la qualité de vie, autrement dit la sortie d’une société centrée sur la consommation.

 

Elle entraînera une modification progressive des circuits économiques qui devra rester compatible avec les fondamentaux de la croissance et avec la compétitivité de nos entreprises.

 

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Consodurable_26janvier11h40_couv-2-2.pdf (1.95 MB)
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